Restaurations de couteaux

La restauration d'un couteau, quel qu'il soit est toujours difficile à aborder de par les divergences ou différences d'opinions des uns et des autres sur le sujet.

La principale difficulté de cet exercice, en dehors de l'aspect technique, réside dans le fait d'évaluer "au plus juste" jusqu'où aller dans une restauration en fonction de l'état d'origine du couteau, des pièces et des matières d'origine encore disponibles au jour de la restauration ou encore des pièces et des matières de remplacement jugées "acceptables" et enfin du savoir-faire du restaurateur.

Dans certains cas, il est en effet préférable de conserver un couteau abîmé "dans son jus" et d'attendre le moment propice ou de trouver l'artisan adéquat, plutôt que de se lancer dans une restauration hasardeuse risquant ainsi de détruire définitivement une pièce rare ou de la dévaloriser irrémédiablement.

Par ailleurs, l'utilisation de certaines matières ou de certaines pièces détachées récentes ou inadéquates peuvent modifier de façon importante l'aspect d'un couteau, lui faisant perdre toute authenticité, le rendant même méconnaissable, dans ce cas, nous parlerons de transformation et non plus de restauration. 

 

Concernant ce sujet délicat, nous avons décidé d'adopter les pratiques de restauration en vigueur dans les musées :

Permettre à l'objet de recouvrer "au mieux" toutes ses fonctions ainsi que son aspect d'origine en remplaçant ses pièces défectueuses par des pièces d'origine.

Si cela s'avère impossible, réparer ces pièces ou en fabriquer de nouvelles tout en préservant l'intégrité de l'objet, c'est à dire toujours permettre la réversibilité de la restauration effectuée. En effet, il n'est jamais exclu que dans le futur, les techniques ou les opportunités du moment permettront de mieux rapprocher l'objet de son état d'origine.